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Le blog de Clotilde Escalle
Articles récents

Un plat qui se mange froid

9 Juin 2011 , Rédigé par Clotilde Escalle

DRJ'ai dégusté des sortes d'écrevisses dans des vol-au-vent. Puis, avant de mourir, je me suis souvenue du plat dans lequel elle les avait servies. Elle n'avait même pas pris la peine d'enlever le prix.

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Nouvelles

11 Mai 2011 , Rédigé par Clotilde Escalle

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Ce jour-là, la rumeur donnait pour acquise la réapparition des lapins et des voleurs de tartes. Le chauffage tournait à tout va dans la maison vide. Le terrain était miné. Par chance, les framboisiers étaient intacts, et le maire avait renoncé à l'implantation d'éoliennes. Ce jour-là, si l'on s'en souvient, il faisait beau.

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Heureuse trouvaille

8 Mai 2011 , Rédigé par Clotilde Escalle

« L’odeur de cette bouche plaît à tout le monde et on se dispute pour lui donner la becquée : mange un œuf, mange une oie, mange un aigle, mange un œuf, mange un têtard, mange un crapaud, mange un œuf, mange deux œufs, mange trois œufs et meurs comme on a appris à mourir, en tirant la langue, en levant les yeux, en tirant la jambe, en levant la queue, mange comme nous mangeons, mange comme tu mangeras, mange après avoir mangé et avant de manger, mange sans pleurer, car pleurer empêche d’avaler, mange et meurs comme nous savons mourir, en tirant la langue, en levant la queue. »

(Capolican, Eugène Savitzkaya, Editions Arcane 17, 1987)

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Voracité

11 Avril 2011 , Rédigé par Clotilde Escalle

De la même famille, paraît-il...

 

 

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Figuration

28 Mars 2011 , Rédigé par Clotilde Escalle

DR 

 

Là où le corps se détache, où le visage se fait étonnement, depuis cette grâce d'une lumière trop forte qui le surexpose à une énigme consentie, secret au bord des lèvres.

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D'où je viens

3 Mars 2011 , Rédigé par Clotilde Escalle

« Une position convenable est celle qui permet de réunir dans le lieu du corps. Et réunir quoi ? Réunir tout ce qui est supposé faire vivre un corps, c’est-à-dire tout ce à quoi il doit être accordé, tout ce avec quoi il lui faut s’accommoder pour naître, croître et décliner. Une position assise est donc une vigilance tranquille et attentive qui met en correspondance toutes les parties qui constituent un être humain, qui s’ouvre aux autres plus proches ou plus lointains, qui accueille d’humeur égale les événements fastes ou néfastes et qui, d’accord en correspondance, se laisse investir par les diverses harmonies présentes dans le monde. Il suit de là que s’asseoir convenablement est un travail à plein temps qui n’est jamais achevé, car l’unité du corps et de l’esprit est toujours à refaire, de même que la plénitude dans l’accomplissement des tâches ou la mise en phase avec l’entourage et l’environnement. »

François Roustang (Il suffit d’un geste, Odile Jacob Poches)

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Impression de tableau

24 Février 2011 , Rédigé par Clotilde Escalle

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Enraciné dans les noeuds de glace. Avec cette sensation des saisons. Impression de tableau. Un rite inconnu ancre les hommes.

Sixième avenue Est, rue Wellington. Volupté.

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Autre chose

16 Février 2011 , Rédigé par Clotilde Escalle

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Difficulté à renoncer à une image. Au lieu même que cette image suscite. Quelque chose, là, pourrait bien se dérouler. La matrice d'un récit. Là. L'enfant, son désir d'être ailleurs, loin du Père, caché pour un quelconque jeu. 1 2 3 soleil...

 Ou alors tout à fait autre chose, d'impensable, d'inaccessible...

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Soir d'été

9 Février 2011 , Rédigé par Clotilde Escalle

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Un camion file à toute allure et colle à la voiture. Il veut l’emboutir. Le conducteur est fou. Père regarde dans le rétroviseur et accélère. À la faveur d’une côte, il reprend une bonne distance. Il fait chaud et doux. Nous aurions pu profiter de cette soirée. De la chansonnette à la radio. Le camion revient à la charge. Il klaxonne au loin. Impression de film. Le décor autour vacille. Mon frère et moi sommes sur la banquette arrière. Nous attendons. Père joue notre destin. Nous regardons par la vitre. Père trouve un chemin de terre, il y engage la voiture. Nous nous cachons dans un champ de tournesols. Aucun vertige. Le souffle court, c’est tout.

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Focale

3 Février 2011 , Rédigé par Clotilde Escalle

DRÇa va vite. Trop vite. Cet espace d'où je viens trouve peu à peu sa place, là où d'infimes larmes, perles de sueur, tranquillité enfin, jouent de leur matière devenue virtuelle. Sous les paupières, des éclaboussures. La vitesse m'éloigne du point de vue.

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